Dilili à Paris
 
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Dilili à Paris

Dilili à Paris

 

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in 2018

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09/17/2018      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Cinéphil]

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has seen in avant-première on the 09/16/2018 Rating :

"Dilili à Paris" est le huitième long-métrage de Michel Ocelot. Tant sur la forme que sur le fond, il a choisi de célébrer l'hybridité, se mettant volontairement dans une position inconfortable. En effet son film a divisé les critiques l'ayant vu en avant-première mondiale au festival d'Annecy et il risque de provoquer les mêmes réactions à sa sortie. Pourtant si la démarche d'Ocelot peut paraître déconcertante, elle est profondément cohérente.

Tout d'abord sur le plan esthétique, il a utilisé pour décor de vraies photos de Paris qu'il a retravaillées afin de leur donner un cachet Belle Epoque. Sur ces décors en 3D, il a greffé ses personnages animés en 2D qui forment des à-plats de couleurs vives de toute beauté. Le résultat est somptueux, un vrai régal pour l'œil, d'autant que beaucoup de plans reprennent les courants artistiques de cette époque, de l'impressionnisme à l'art nouveau d'Alphonse Mucha en passant par les toiles exotiques du Douanier Rousseau. La scène finale en ballon dirigeable sur fond de tour Eiffel est magique.

Ensuite il a choisi de naviguer à vue entre le conte poétique pour enfants et le pamphlet politique pour adultes, sans filtre et sans prendre de gants. Cela a déplu à certains qui l'ont trouvé moralisateur et peu subtil. La mise en scène est pourtant par moments franchement percutante. Je pense en particulier à la scène de début dotée d'un travelling arrière choc qui met en abyme le regard du spectateur sur "l'Autre" à travers la mise en scène des zoos humains. Il y a aussi le concept des femmes "quatre-pattes". Si le voile noir qui les recouvre fait penser aux tenues islamiques, les femmes à quatre pattes ou dans des positions humiliantes existent réellement, plus ou moins stylisées dans le domaine de la sculpture ou de l'ameublement occidental (la femme-fauteuil, la femme-table etc.)

Enfin pour enfoncer le clou du pamphlet anti-raciste et anti-sexiste, il a choisi une héroïne métisse venue de Nouvelle-Calédonie que l'on regarde comme une française en Kanaky mais comme une indigène de couleur en France. Pour accentuer le décalage et le malaise, il lui donne des manières et une diction parfaite et un costume blanc de petite fille modèle alors que les parisiens s'adressent à elle en lui parlant petit-nègre. Dilili est ainsi moins la petite cousine de Kirikou que la grande sœur de Léopold Sédar Senghor et de Aimé Césaire.

A défaut de pouvoir les croiser, époque oblige, elle rencontre un impressionnant aéropage de célébrités du monde artistique et scientifique de la Belle Epoque dans un dispositif proche du film de Woody ALLEN "Minuit à Paris". Ils sont censés lui donner des indices sur l'enquête qu'elle mène mais force est de constater qu'un tri aurait été le bienvenu. Beaucoup d'entre eux sont inutiles et ralentissent le rythme du film. En revanche, on remarque que les femmes célèbres sont mises au premier plan: Marie Curie, Sarah Bernhardt, Louise Michel, Emma Calvé, Camille Claudel, Berthe Morison, Suzanne Valadon. Michel Ocelot aurait même pu leur donner encore plus de place, accentuant les partis-pris féministes de son film.

vu au Cinémathèque française
 
10/14/2018      tweet
Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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has seen the movie in a theater on the 10/13/2018 Rating :

Ce film d’animation a été présenté en avant-première au Festival du film francophone d’Angoulême 2018, C’est le dernier film de Michel Ocelot qu’on connait pour la série « Kirikou ».
Le film commence par une scène assez curieuse où l’on voit des Canaques autour d’une hutte, une femme préparant le repas et demandant à une petite fillette, Dilili de l’aider et un homme confectionnant une embarcation avec une hache à partir d’un tronc d’arbre, en fait c’est une scène bucolique qui nous montre des indigènes de Nouvelle Calédonie dans leur environnement et cela se passe à Paris sous les yeux d’un public découvrant des scènes exotiques. Sur une branche à l’aplomb de la fillette se trouve Orel qui demande à Dilili s’il pouvait se rencontrer et la petite fille lui répond par l’affirmative en lui indiquant son heure de sortie. A l’heure dite Dilili sort, elle est vêtu comme une petite fille modèle et Orel l’attend patiemment sur un banc, la petite fille est une métisse Kanake, pas assez noire pour ses propres compatriotes et trop bronzée pour intriguer un « gaulois », elle s’exprime de façon très correcte avec un langage bienséant et stylé, il faut dire qu’elle a été l’élève de Mme Michel aux antipodes et pour tenir la discussion avec Orel elle le fait en sautant à la corde, occupation qu’elle adore mais qu’elle n’a pas l’occasion de pratiquer trop souvent. Dilili voulait venir dans la métropole française pour faire partie d’un village indigène reconstitué dans un parc pour des visiteurs en mal d’exotisme, mais elle n’a pas été retenue et elle a dû embarquer comme passager clandestin. Quand elle a été découverte plus tard dans le bateau qui les conduisait en France, elle a été protégée par une princesse qui s’y trouvait et qui l’a parrainé. Pas très loin du banc où se trouvent nos deux amis, un individu à la mine patibulaire avec un anneau dans le nez a l’air de les espionner ...
C’est toujours un film dans la « veine » de Michel Ocelot, mais celui ci se passe à Paris à la belle époque. La jeune kanake aidée par un garçon sympathique, coursier sur triporteur de son état, va s’attaquer à une énigme qui émeut la capitale, il s’agit du rapt de petites filles, en parallèle une bande de malandrins fait des hold-up dans des bijouteries. En fait il s’agit de la même bande, les Mâles-maîtres qui sont en fait, on le saura plus tard une bande anti féministe, qui se révolte que le rôle de la femme prend de plus en plus d’importance, c’est en effet l’époque où l’on va trouver la première avocate, la première professeure d’université et on peut signaler la femme qui va devenir prix Nobel, Marie Curie qui a quitté sa Pologne natale pour pouvoir étudier à Paris où les études supérieures étaient interdites dans son pays. Bien entendu la petite fille courageuse et le garçon coursier vont se lancer dans l’aventure pour poursuivre les militants de cette secte et il vont se faire aider par un tas de sommités de l’époque comme Sarah Bernard, Toulouse Lautrec, un jeune Pablo Picasso, Gustave Eiffel, Alberto Santos Dumont Louise Michel qui a été l’institutrice de Dilili en Nouvelle Calédonie et de façon plus active par la cantatrice Emma Calvé et son chauffeur. Ils vont même rencontrer des personnages comme Louis Pasteur et même le Prince de Galles qui pense déjà à l’entente cordiale. On ne peut s’empêcher de penser au parallèle avec notre époque actuelle où la femme commence à perdre la faible avance qu’elle avait avant l’introduction de l’intégrisme. Bien sûr des belles couleurs et l’introduction de photos de monuments d’époque c’est un beau travail technique et question voxographie pas de vedette notoire sinon la cantatrice Nathalie Dessay qui prend la voix d’Emma Calvé, la célèbre soprano de l’époque. Un peu puéril sur les bords avec cette « débauche » de personnalités de l’époque rencontré au hasard d’une rue mais un bon scénario avec une bonne dose de suspense. C’est à voir assurément !!

vu au Gaumont wilson Toulouse
 
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