Les Enchaînés
 
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Les Enchaînés

Les Enchaînés

 

Directed by
in 1946

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22/01/2007      tweet

draz

[Cinéfan]

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a vu le DVD le 20/01/2007 Avis :

Hitchcock signe avec « Notorious » un chef d’œuvre!
Mêlant suspense et relation amoureuse entre deux êtres qui se mettent à l’épreuve par manque de confiance, le film est un modèle du genre.
Le relation Bergman / Grant est d’une grande subtilité, magnifiée par la caméra d’Hitchcock qui fait de nous un spectateur compatissant pour les deux héros, pris au piège par leur passé (Bergman) ou leur fonction (Grant).
Tourné en 1946, Hitchcock traite de manière osée du nazisme d’après-guerre, souterrain, avec une scène finale magnifique.
Ne jamais trop en dire dans un film d’Hitchcock mais à voir absolument
 
10/10/2017      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Accro au ciné]

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a vu le DVD le 10/10/2017 Avis :

« Amour et espionnage : d’un genre a priori conventionnel, Hitchcock tire une œuvre ultrapersonnelle », écrivait Jacques Lourcelles dans son Dictionnaire du Cinéma. Il faut dire qu'avec sa propension à filmer les scènes d'amour comme des scènes de mort et vice versa, Hitchcock n'a eu aucune difficulté à fusionner les deux genres. En résulte un fabuleux jeu de masques sur lequel repose une grande partie du suspense de l'histoire.

Prenons par exemple le personnage de Devlin, l'agent du contre-espionnage américain joué par Cary Grant. Son nom ("Devil Inside") est un indice d'un mal intérieur qui le ronge et l'empêche de faire confiance et de tomber amoureux. Les premières images de lui nous le présentent de dos, comme une énigme indéchiffrable. La première étreinte avec Alicia (Ingrid Bergman) conclue un geste qui avait commencé comme une gifle. Et que penser de ce verre de lait qu'il lui offre et qui ne peut que nous renvoyer à "Soupçons" où Cary Grant jouait déjà un homme mystérieux dont on ne savait s'il était amoureux ou meurtrier. Cette scène préfigure celle où Alicia découvre que son mari et sa belle-mère empoisonnent régulièrement son café après l'avoir démasquée à cause d'indices laissés (involontairement?) par Devlin.

Alicia est en effet prise au piège de ce jeu de masques. Dès le début du film, on la découvre prisonnière de son image de gourgandine et de sa filiation avec un père nazi. Pour échapper à ce carcan, elle boit ce qui renforce encore sa réputation de fille perdue. La scène où elle conduit en état d'ivresse nous laisse entrevoir son attitude suicidaire. Qui se confirme lorsqu'elle tombe amoureuse de Devlin qui la rejette et la méprise puis en devenant l'épouse-espionne d'un ancien nazi, prenant tous les risques (jusqu'au sacrifice) pour se racheter à ses yeux.

Quant à Alex Sébastian, l'ancien nazi, il apparaît surtout comme une victime. De sa femme mais aussi de sa mère qui le domine et le manipule comme une large palette de héros hitchcockiens. A l'opposé de l'image que l'on peut se faire des nazis, il s'avère faible et vulnérable.

Dans cette histoire pleine de faux-semblants et de secrets, les portes et les clés pour les ouvrir jouent un rôle essentiel. Ce sont ces objets ainsi que les boissons qui occupent le devant de la scène, en cristallisent les enjeux et font l'objet d'une mise en scène virtuose.
 
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